J’ACCUSE

22 03 2011

J’accuse

Lettre ouverte à Mr GBAGBO et OUATTARA

 

            Vous avez tous deux bafoué la démocratie et votre peuple. En  ne vous prononçant pas en faveur d’un troisième tour d’élection ou à un processus de reprise des élections vous plongez votre pays dans le chaos.

 

            Avec autant d’irrégularité dans le déroulement du vote en faveur de l’un ou de l’autre vous avez trahi votre pays. La Côte d’Ivoire venait à l’issu du premier tour faire preuve d’une grande capacité démocratique où il n’y avait eu aucune exaction et où le processus apparaissait sans tache. Ainsi le pays reprenait le leadership dans la démocratisation de l’Afrique de l’ouest. La nation ivoirienne était en marche les Ivoiriens prenaient en main leurs destinées.

            Vous, messieurs les « Présidents », au second tour avez trahi votre pays et votre peuple. Le tripatouillage des résultats a fait qu’il ne fut pas possible de déterminer dans les délais fixés par le code électoral  un résultat fiable et cohérant. En ne respectant le code électoral que vous avez agréé vous avez mis le pays dans l’impasse.

 

            Alors qu’après les évènements de 2004 nous semblions voire naitre une nation ivoirienne vous mettez aujourd’hui le pays à feu et sang en vous engageant dans une logique de guerre civile. Les blessés, les morts s’entassent dans le pays. Messieurs les « Présidents » avez-vous si peu de respect pour votre peuple pour votre pays que vous acceptiez de les voir dépérir. L’un veut saisir le TPI en dénonçant l’autre. Mais alors pourquoi ne va-t-il pas aussi devant le TPI pour répondre des actes qu’il a commis dans le passé avant la crise de 2004.

            Vous parlez de crime contre l’Humanité, Oui il y a crime contre l’humanité, vous êtes tous deux responsable de ce crime. Du jour où vous avez accepté qu’il n’y ait ne serait-ce qu’un mort dans vos rues vous avez signé votre responsabilité face à ce crime. Du jour où vous avez accepté qu’il n’y ait ne serait-ce qu’un mort dans vos rues vous êtes devenus illégitimes et indigne. Vos complices sont la CEI et le Conseil Constitutionnel en ne déclarant pas leur incapacité à donner des résultats fiables et en ne dénonçant pas le « magouilles électorales ».

 

            Tous vous déclariez vouloir l’unité du pays que la Côte d’Ivoire devienne une grande nation. Vous nous prouvez que ce n’était que mensonge et trahison. Vos intérêts personnels ont plus que pris le pas sur ce qui devrait une vraie volonté politique de voir le pays se développer et redevenir le phare de l’Afrique de l’Ouest. Juste une question Messieurs : « Comment, face à vos créateurs, allez-vous justifier votre vie et ce que vous avez fait ? » Comment allez-vous pouvoir mettre au clair votre conscience ?

            Messieurs, il est urgent que nous trouvions une vraie solution à cette crise et à cette guerre qui cache son nom. Où retirez-vous plus d’avantage en exterminant le peuple ou en faisant que le pays reprenne sa place en Afrique et dans le monde ? Il est temps de se remettre au tour de la table pour enfin discuter de Côte d’Ivoire et non d’intérêts personnels.

            Je suis prêt à vous inviter au tour de ma modeste table du moment où vous acceptez de parler du pays et non de vos personnes. Vous dite aimer la Côte d’Ivoire mais vous lui tirez dans le dos.

 

                        Un français qui somme toute semble plus aimer votre pays que vous.

                                                            Yann GALINOU

           


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