UNE NOUVELLE ETHIQUE

12 12 2010

UNE NOUVELLE ETHIQUE D’INVESTISSEMENT 

         L’histoire nous montre que la politique d’investissement menée par les pays occidentaux a souvent été mal perçue par les populations locales. Le manque de retour vers la population et les ouvriers, la perception de fortes quantités d’argent par les potentats locaux et les forts bénéfices générés par une exploitation non éthique font que bien souvent les investisseurs apparaissent comme des colonisateurs. Il conviendrait pour les investisseurs d’opter pour une approche éthique de l’Afrique. Il convient par une nouvelle approche de se démarquer des nouveaux investisseurs qui « arrose » l’autorité locale et méprise la population. Si il ne faut pas le renier l’intérêt pour l’investisseur reste quand même de générer des bénéfices, il se doit de s’intégrer dans l’environnement où il s’implante. Sauvegarder ses intérêts c’est avant tout se protéger des contestations possibles. Le nouvel investisseur se doit donc d’avoir une éthique d’intégration environnementale et sociale. UNE ETHIQUE ENVIRONNEMENTALE : 

         L’investisseur arrivant sur les territoires africains se doit de respecter l’environnement où il s’implante. Ainsi il doit maîtriser non seulement les conséquences environnementales de son implantation mais également les impactes qu’il aura durant son exploitation. Cette estimation faite permet de pouvoir mettre en place un programme de compensation environnementale en tenant compte des éléments suivants : - Coût en équivalent carbone que ce soit pour l’installation mais également pour son exploitation. Ainsi l’investisseur compensera ce coût carbone en plantant des arbres. Dans un souci de développement durable il aura à cœur de sélectionner par tiers des arbres à rapport à court moyen et long terme. Une politique volontariste il aura le devoir d’avoir un esprit de développement ainsi par exemple pour un arbre abattu il replantera dans la théorie des tiers trois arbres. 

-Impacte sur l’eau, l’investisseur étudiera l’impact de ses productions sur l’eau que ce soit en terme quantitatif que qualitatif. Il aura le souci de consommer au minimum cette denrée souvent rare mais également de rejeter une eau la plus propre possible débarrassée de ses polluants. Il s’engagera si cela est possible d’intégrer les rejets de l’entourage au système de traitement de ses eaux. Dans le cadre d’un regroupement d’investisseur sur une même zone géographique il est possible dans le cadre d’une maîtrise des coûts de créer un système unique de traitement des eaux. - Impacte sur la biodiversité, l’investisseur ou groupement d’investisseurs aura comme objectif d’avoir un impact sur la biodiversité le plus minime possible. Il prendra avec les conseils des experts les dispositions pour limiter son impacte. 

UNE ETHIQUE SOCIALE :      L’investisseur en Afrique et en Côte d’Ivoire doit avoir la volonté de permettre le développement de ses employés et de leurs familles et entourages. Il s’agit d’avoir un nouveau comportement vis-à-vis des produits que nous exploitons. 

- Valorisation des matières premières : Ainsi il n’est pas convenable devenir en Afrique pour simplement extraire des matières premières. Si nous voulons voir un développement de ce continent il est important de miser sur les plus valus que nous pouvons pratiquer. La valorisation des matières premières semble le seul réel moyen pour permettre une augmentation du niveau de vie.   - Valorisation du travail : La politique salariale dans les entreprises arrivantes devra valoriser le capital travail en offrant des salaires supérieurs à ce qui se pratique habituellement. Ainsi nous pouvons escompter sur un effet « boule de neige » pour voir un développement économique local.       Afin d’obtenir une responsabilisation et un investissement dans la vie des entreprises il convient de mettre en place un moyen de participation salariale dans le capital de l’entreprise. La politique de formation interne ou externe doit être également une préoccupation de l’entreprise. A cet effet l’investisseur se devra de participer à la création et au fonctionnement de centres de formations. La mise en place de cette politique éthique peut se faire en coopération avec les institutions locales. Cette participation citoyenne peut être récompensée par un allègement de la fiscalité locale. Il faut cependant pour l’investisseur qu’il garde en tête de ne pas être à la recherche de dépendance des autres mais qu’il intervient bien en coopération au sens stricte du terme c’est-à-dire opérer avec. L’investisseur se gardera bien de s’engager dans les tensions politiques mais agira comme un médiateur en faisant preuve de neutralité. La seule préoccupation qu’il aura est de favoriser la détente et la stabilité sociale de son environnement. 


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